Substance : Psilocybine

info À propos

La psilocybine est une substance psychédélique de la famille des tryptamines. Son métabolite, la psilocine, agit comme agoniste de plusieurs récepteurs 5HT (sérotonine).

Les informations ci-dessous concernent les sources naturelles de psilocybine, tels que les champignons Psilocybe cubensis, et ses pro-drogues comme le 4-AcO-DMT. Elles peuvent concerner d’autres tryptamines substituées, mais leurs fonctionnements ne sont pas assez connus pour qu’on puisse l’affirmer.

MDMA + Psilocybine (Hippy flip)

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bubble_chart Tendance synergique

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Potentialisation

Les effets de ces substances sont multipliés ou fortement modifiés par leur combinaison.
Fiabilité : supposée.
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error_outline Risque estimé

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Neutre

La combinaison de ces substances n'augmente pas significativement leurs risques par rapport à une consommation indépendante.
Fiabilité : supposée.
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flare À propos des effets

Les usagers décrivent généralement une alchimie positive entre le psychédélisme des champignons et l'empathie de la MDMA, par exemple sur Erowid.

Certaines personnes rapportent des expériences spirituelles très fortes avec cette combinaison, comme l'illustre ce trip report.

menu_book À propos des risques

Ce mélange, parfois nommé hippie flip, ne semble pas avoir fait l'objet d'étude scientifique.

Les usagers ne rapportent pas de problème particulier. L'expérience est généralement décrite comme agréable (voir par exemple ce trip report), mais ça ne supprime pas les risques inhérents à toute prise de psychédélique, dont le bad trip (comme ici en combinaison avec du cannabis).

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bubble_chart Tendance synergique

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Potentialisation

Les effets de ces substances sont multipliés ou fortement modifiés par leur combinaison.
Fiabilité : avérée.
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error_outline Risque estimé

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Neutre

La combinaison de ces substances n'augmente pas significativement leurs risques par rapport à une consommation indépendante.
Fiabilité : supposée.
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flare À propos des effets

Cette description est une somme de témoignages trouvés sur Internet.

Malgré que la psylocibine et le protoxyde d'azote agissent de façons très différentes sur l'organisme, leurs effets semblent se potentialiser avec de puissants visuels et une synergie unique entre les ressentis dissociatifs et psychédéliques. Les effets sont courts, mais la distorsion temporelle peut les faire sembler plus long.

Les témoignages montrent des impressions récurrentes de déconstruction de la réalité, de mort de l’ego (ego death), de compréhension accrue du fonctionnement de l’univers (suivie d’amnésie) et de boucles temporelles.

La plupart des retours sont positifs, mettant en avant l’euphorie et l’absence de peur malgré une forte désorientation. Mais il y a quelques cas de personnes ayant mal vécu leur trip, notamment en raison d’un contexte émotionnel négatif.

PsychonautWiki résume cette combinaison comme entraînant une augmentation soudaine et dramatique des visuels géométriques ainsi qu’une mort de l’ego.

menu_book À propos des risques

Le protoxyde d’azote multiplie les effets des psychédéliques et les ravive pendant la descente. D’après Drugscience, cela peut être effrayant ou perturbant si l’usager ne s’y attend pas. Malgré l'euphorie couramment observée avec cette combinaison, il reste possible d'en faire un bad trip (témoignage).

La perte de réalité engendrée par le protoxyde d’azote est potentialisée par les psychédéliques, ce qui augmente le risque de chute si l’on ne consomme pas assis ou allongé (témoignage).

La psilocybine n’est pas neurotoxique (voir cette interview de R. Griffiths) et la consommation modérée de protoxyde d’azote ne semble pas l'être non plus (cf. la fiche toxicologique de l'INRS). Pour l'instant, rien ne permet d'envisager que cette combinaison présente un risque supplémentaire dans le cadre d’une consommation raisonnable.

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bubble_chart Tendance synergique

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Atténuation

Les effets de ces substances sont contradictoires et certains d'entre eux s’atténuent.
Fiabilité : hypothétique.
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Neutre

La combinaison de ces substances n'augmente pas significativement leurs risques par rapport à une consommation indépendante.
Fiabilité : hypothétique.
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flare À propos des effets

Cette fiche est une compilation de fils de témoignages, tels que celui-ci et celui-là.

Il semblerait que l'alcool réduise les effets psychédéliques de la psilocybine, y compris la portée introspective et les hallucinations. Pour certaines personnes, l'alcool "ternit" l'expérience et peut même la rendre désagréable. D'autres ressentent plus d'euphorie et de sociabilité qu'avec de la psilocybine seule. Une pratique courante consiste à boire de l'alcool afin d' "amortir" la fin des effets de la psilocybine.

D'après cette petite étude rétrospective (n=15), étayée par quelques témoignages comme celui-ci, la psilocybine en retour pourrait réduire les effets subjectifs de l'alcool.

Il existe plusieurs recettes de macération de champignons à psilocybine dans de l'alcool, à des fins notamment de conservation.

menu_book À propos des risques

La compilation de fils de témoignages tels que celui-ci et celui-là, ainsi que de sources secondaires telles que TripSit, n'ont pas mis en évidence de problème particulier. Le risque d'une expérience désagréable semble essentiellement lié au rapport personnel de l'usager·e à l'alcool et à la psilocybine.

Quelques personnes relèvent néanmoins que la déshydratation induite par l'alcool pourrait générer de l'inconfort, et qu'il est donc important de boire régulièrement de l'eau.

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