Substance : Cathinones

info À propos

Les cathinones sont une famille de substances stimulantes ayant des effets entactogènes. Elles agissent en augmentant l'activité de la dopamine, de la sérotonine et de la noradrénaline.

Les informations ci-dessous concernent les cathinones telles que la 3-MMC ou la mephedrone (4-MMC), mais pas les pyrrolidines telles que la MDPV.

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Addition

Ces substances n'interagissent pas de façon significative. Leurs effets sont similaires et s'additionnent.
Fiabilité : hypothétique.
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error_outline Risque estimé

report

Risqué

La combinaison de ces substances présente des risques physiques ou mentaux non négligeables.
Fiabilité : hypothétique.
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flare À propos des effets

La plupart des cathinones, telles que la méphédrone (4-MMC) ou la méthylone, agissent à la fois sur la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Ces propriétés les rendent très proches de la MDMA, en remplacement de laquelle elles sont parfois vendues.

Il est probable que leurs effets s'additionnent, mais le manque d'étude au sujet de ces interactions empêche de l'affirmer. Il ne semble pas y avoir de rapports d'expérience pertinent sur Erowid, probablement car ces substances se ressemblent trop pour que leur combinaison offre un intérêt supplémentaire : c'est ce qui ressort de discussions en ligne telles qu'ici ou .

menu_book À propos des risques

Les cathinones, substances relativement récentes sur la scène festive, n'ont pas fait l'objet de beaucoup d'études spécifiques à leurs interactions. On peut néanmoins essayer de deviner les risques à partir de leurs caractéristiques.

Cette méta-étude les compare aux amphétamines, auxquelles elles ont apparentées, pour leur cardiotoxicité. La MDMA étant également cardiotoxique, les combiner sans baisser les dosages pourrait entraîner un plus grand risque de complication.

Certaines cathinones, comme la méphédrone, ont une action non négligeable sur la sérotonine. Leurs effets stimulants les prédisposent aussi au risque d'hyperthermie. On peut en déduire un risque réel de syndrome sérotoninergique en cas de combo avec la MDMA.

Par ailleurs, les cathinones partagent la plupart de leurs propriétés avec la MDMA. Les combiner devrait logiquement entraîner une addition des autres risques inhérents à ces substances.

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Mixte

La combinaison de ces substances atténue certains de leurs effet et en augmente d'autres.
Fiabilité : hypothétique.
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report

Risqué

La combinaison de ces substances présente des risques physiques ou mentaux non négligeables.
Fiabilité : supposée.
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flare À propos des effets

D'après cette petite étude (n=11) sur des humains, combiner la méphedrone (ou 4-MMC) avec de l'alcool augmenterait et prolongerait ses effets d'euphorie et de bien-être. Dans le même temps, la sensation d'ivresse due à l'alcool serait réduite (mesure subjective), mais les performances seraient quand même altérées (mesure objective). On peut faire le lien avec cette étude sur des rats, qui montre que l’alcool augmente et prolonge la libération de sérotonine induite par la méphedrone. Nous n'avons pas encore trouvé de témoignage à propos de cette combinaison.

Il n'y a pas d'étude à propos de la combinaison d'alcool et de 3-MMC, mais on peut supposer une interaction similaire à celle d'alcool et de 4-MMC. Les quelques témoignages sont contradictoires. On voit ici que pour certain·es la sensation d’ivresse disparaît totalement, tandis que pour d’autres elle reste bien présente. Dans tous les cas, si les effets de la 3-MMC cessent avant ceux de l'alcool, on peut se trouver soudainement très ivre. Par ailleurs, certain·es trouvent que les effets de la 3-MMC sont « ternis » par l’alcool, tandis que pour d’autres, ils en sont augmentés. En fin de compte, les témoignages varient de l’atténuation des deux substances à leur potentialisation. Ces divergences dépendent probablement à la fois de sensibilités individuelles et des proportions entre les deux produits.

menu_book À propos des risques

Cette petite étude (n=11) sur des humains montre une toxicité cardiaque supplémentaire en cas de combinaison d'alcool et de 3-MMC. Aussi, la divergence entre l’ivresse ressentie (atténuée par les cathinones) et l’ivresse réelle pourrait mener à des accidents si l’usager·e se croit sobre alors qu’iel ne l’est pas.

D’après les témoignages (ici et ), cette sensation de sobriété peut entraîner un abus d’alcool, et une surdose (voire un black-out) si les cathinones cessent de faire effet en premier. La combinaison s’accompagne par ailleurs d’une forte déshydratation, ce qui pourrait la rendre particulièrement toxique pour les reins.

Chez les souris adolescentes, l'abus d'alcool en plus de méphedrone débouche sur plus de neurotoxicité pour les systèmes dopaminergiques et sérotoninergiques, et réduit les capacités d'apprentissage et la neurogenèse. Une étude similaire montre que l'alcool augmenterait le potentiel addictif de la méphedrone.

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Inconnue

Les effets de cette combinaison ne sont pas connus.

error_outline Risque estimé

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Neutre

La combinaison de ces substances n'augmente pas significativement leurs risques par rapport à une consommation indépendante.
Fiabilité : hypothétique.
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flare À propos des effets

Il ne semble pour l'instant pas y avoir d'étude scientifique ni de retour d'expérience à propos de cette combinaison. Au vu de la pharmacologie des cathinones, les effets doivent se situer quelque-part entre ceux des mélanges de protoxyde d'azote avec de l'amphétamine et avec de la MDMA.

menu_book À propos des risques

Les cathinones, substances relativement récentes sur la scène festive, n'ont pas fait l'objet de beaucoup d'études spécifiques à leurs interactions. On peut néanmoins essayer de deviner les risques à partir de leurs caractéristiques. Ce manque d'information est un facteur de risque à part entière : comment éviter un problème qu'on ne connaît pas ?

Au vu de la pharmacologie des cathinones, il n'y a pas de raison de penser que leur combinaison avec le protoxyde d'azote présente plus de risques que sa combinaison avec de l'amphétamine ou avec de la MDMA.

Le site drugscience.org indique que, bien que rien ne permette de l'affirmer, le protoxyde d’azote pourrait être plus dangereux en combinaison avec les produits ayant un impact sur la pression sanguine ou le rythme cardiaque. Comme c’est le cas des cathinones, on peut en conclure que cette combinaison doit être faite avec précaution chez les personnes à risques cardio-vasculaires. Le manque d’oxygène ayant un rôle dans la tachycardie du protoxyde d’azote, il est important de respirer régulièrement hors du ballon et d’espacer les prises.

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