edit

bubble_chart Tendance synergique

trending_down

Atténuation

Les effets de ces substances sont contradictoires et certains d'entre eux s’atténuent.
Fiabilité : supposée.

error_outline Risque estimé

warning

Vigilance

Cette combinaison présente de faibles risques physiques ou mentaux, ou peut déclencher des situations à risque.
Fiabilité : supposée.

flare À propos des effets

Les effets dépresseurs des benzodiazépines (comme le ralentissement respiratoire ou la relaxation musculaire) sont opposés à l'effet stimulant de la MDMA. On peut le constater dans les listes d'effets subjectifs établies par PsychonautWiki : benzodiazépine (alprazolam) ; MDMA. Ces effets contradictoires ne s'annulent pas forcément et peuvent entraîner des ressentis étranges.

Certain·es usager·es ont l'habitude d'utiliser des benzodiazépines pour amortir une descente de MDMA ou trouver le sommeil malgré la stimulation résiduelle (témoignage). Cette pratique est notamment observée par cette étude. Le benzodiazépine (généralement de l'alprazolam/Xanax) est alors pris à la fin du trip.

Il y a peu de témoignages de la combinaison elle-même car les deux substances sont rarement prises en simultané. Un retour d'expérience inhabituel mentionne une synergie agréable entre la MDMA et l'alprazolam, où ce dernier atténue la tension musculaire de la MDMA tout en produisant une euphorie unique. En effet, cet article destiné aux professionnels de santé préconise d'utiliser les benzodiazépines pour traiter l'agitation causée par les stimulants.

menu_book À propos des risques

Les benzodiazépines étant des dépresseurs du système nerveux facilement overdosable, il faut rester vigilant à ne pas abuser lorsqu'on les combine avec un stimulant qui masque leurs effets. Ce risque se gère différemment en fonction des molécules impliquées, car deux benzodiazépines peuvent avoir des dosages et des durées très différentes (comparer par exemple le témazépam et l'alprazolam).

Les benzodiazépines sont des produits addictifs. C'est pourquoi des usager·es mettent en garde contre leur utilisation en vue d'amortir une descente ou un contrecoup. En effet, cette étude montre que la poly-consommation de stimulants et de dépresseurs serait corrélée à plus de pratiques à risque et d'effets secondaires que la consommation de stimulants seuls. Par exemple, dans ce témoignage, l'addiction de l'auteur à l'alprazolam fut une conséquence de son utilisation hebdomadaire de MDMA.

Les auteurs de cette étude mentionnent, sans sourcer leur propos, que l'utilisation simultanée de MDMA et de benzodiazépines pourrait entraîner une arythmie en raison de signaux contradictoires envoyés au cœur. Pourtant, certains manuels de médecine tels que celui-ci préconisent l'usage de benzodiazépine (sous contrôle médical) pour traiter l'agitation et l'hypertension liées à la MDMA. De toute façon, cette même étude montre que les usagers ont tendance à prendre les benzodiazépines en différé (à la fin des effets de la MDMA) et non en simultané.